Cercle Républicain Edgar Quinet Aristide Briand

Lettre genevoise : Secrets bancaires

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Écrit par Gabriel Gallice

Avec les montres et le chocolat, le secret bancaire est une dimension trinitaire de l’image de la Suisse à l’étranger, sinon de son « identité ». Or le secret bancaire suisse subit depuis quelques années des coups de boutoir.

Réconcilier le peuple et la nation

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Écrit par Gabriel Gallice

Spéculateurs ou altermondialistes, les bobos communautaristes sans-frontièristes ont gagné : le gouvernement met entre parenthèses le débat sur l’identité nationale.  Nonobstant les arrière-pensées, la double question (l’identité nationale et « se sentir Français ») est-elle pertinente ou non ? comment la situer dans la conjoncture historique courte allant de la chute du mur de Berlin au nouveau cours (relatif) impulsé par le président Obama, en passant par le Traité de Lisbonne et la réintégration de la France dans les organes militaire de l’OTAN ? Comment l’insérer dans l’histoire longue de la France ? Comment la penser pour l’avenir ?

   

Régionales dans l’Ain : le PS s’embarque dans une histoire de culte.

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Écrit par Roland Monnet

Notre  très chère amie, Annie Sugier, Présidente de  la Ligue internationale du droit des femmes,  dénonce l’hypocrisie du NPA d’Olivier Besancenot.Ce parti instrumentalise en effet une femme voilée.Laquelle portera le double étendard du grand soir révolutionnaire et du particularisme identitaire religieux.

Dans le département de l’Ain, c’est pire. En effet, le PS de l’Ain présente carrément la candidature d’un responsable religieux.

   

Les dérapages de la gauche sur le voile islamique

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Écrit par Annie Sugier

 

Par Annie Sugier, Présidente de la  Ligue du droit International des Femmes
L’exhibition du voile islamique bafoue les principes de laïcité et d’égalité entre les hommes et les femmes qui devraient faire partie de fondamentaux d’un parti de gauche. Alors comment expliquer les tergiversations du PS sur ce sujet ?
Comment justifier la décision des députés socialistes, membres de la mission parlementaire sur le voile intégral, de quitter les discussions au sein de cette mission alors que celle-ci n’avait pas achevé ses travaux ? C’est pour faire part de ces interrogations à la première secrétaire du PS, qu’avec Anne Zelensky, présidente de la Ligue du droit des femmes, nous lui avons adressée une lettre ouverte.
Notre message se résumait en quelques mots : ce que nous attendons d’un parti de gauche, c’est de savoir défendre sans tergiverser ses principes en dehors de toute considération politicienne. Le PS a-t-il oublié que lorsqu’il s’est agi de voter la loi Veil, sur l’interruption volontaire de grossesse,  ses dirigeants n’ont pas pensé un instant  se retrancher derrière le fait que le gouvernement  et le président étaient de droite et que ceux-ci pourraient en tirer bénéfice ?
Or voilà qu’aujourd’hui c’est d’un autre parti de gauche que vient un reniement encore plus grave. Comment qualifier autrement la décision du NPA de présenter en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, une candidate voilée ?  Le double langage de ce parti éclate ainsi au grand jour : d’un côté il se revendique comme le parti des opprimés mais de l’autre il adhère à un symbole, le voile islamique, qui sous  toutes les latitudes signifie ségrégation entre les sexes,  invisibilité du corps des femmes dans l’espace public, statut de second rang pour les femmes.
Par ce geste, le NPA fait table rase du combat des femmes des pays de culture musulmane qui ont osé affronter tête nue les tueurs islamistes. La NPA se solidarise avec les pires dictatures, au premier rang desquelles, la République Islamique d’Iran, qui, rappelons-le, dès février 1979 au lendemain de son arrivée au pouvoir imposa le voile aux femmes, malgré l’opposition farouche dont des milliers d’entre elles firent preuve. Trente ans après la révolte héroïque de la  jeunesse iranienne, n’aura donc pas davantage décillé les yeux des militants du NPA !
Il serait temps que le NPA sache mettre le mot opprimé au féminin et qu’il ait la décence d’entendre celles qui, au risque de leur vie, osent affronter l’islamisme, à commencer par l’algérienne Djemila Benhabib, auteure d’un livre sans concessions sur l’islamisme en Algérie, «  Ma vie à contre-coran ».
Cette jeune femme, dans une  lettre adressée au président de la mission sur le voile intégral (du 13 novembre 2009),  écrit : « Sachez qu’il n’y a rien dans ma culture qui me prédestine à être éclipsée sous un linceul, emblème ostentatoire de différence. Rien qui me prédétermine à accepter le triomphe de l’idiot, du sot et du lâche, surtout si on érige le médiocre en juge. Rien qui prépare mon sexe à être charcutée sans que ma chair n’en suffoque. Rien qui me prédestine à apprivoiser le fouet ou l’aiguillon. Rien qui me voue à répudier la beauté et le plaisir. Rien qui me prédispose à recevoir la froideur de la lame rouillée sur ma gorge. Et si c’était le cas, je renierais sans remords ni regret le ventre de ma mère, la caresse de mon père et le soleil qui ma vu grandir».
Ce que nous demandons aux dirigeants du NPA, puisqu’ils se complaisent  dans un aveuglement complice, c’est qu’au moins ils cessent d’utiliser des mots dont ils ignorent le sens : féminisme, laïcité, égalité, émancipation.  Et sans doute aussi, liberté et fraternité.
Annie Sugier, Présidente de la  Ligue du droit International des Femmes

Par Annie Sugier, Présidente de la  Ligue du droit International des Femmes 

L’exhibition du voile islamique bafoue les principes de laïcité et d’égalité entre les hommes et les femmes qui devraient faire partie de fondamentaux d’un parti de gauche. Alors comment expliquer les tergiversations du PS sur ce sujet ?

   

Lettre genevoise 3

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Écrit par Gabriel Gallice

La brûlante loupe haïtienne

Après le spectacle de la catastrophe, la charité spectacle. On ignore le nombre de morts (200 000 ?) mais pourquoi les compter puisqu’ils ne comptent pas.

   

Pense aux générations futures

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Écrit par André Bellon

Il y a bien longtemps que les citoyens n’avaient pas été abreuvés d’un tel déferlement d’émotion et d’injonctions concernant le sort des « générations futures ».  

« Il ne faut pas dépenser trop car le déficit public sera payé par nos petits enfants. Il ne faut pas consommer trop car la planète doit être léguée en bon état à nos successeurs…. »

Ce tsunami de bonnes intentions affichées à l’égard des enfants à venir prête de plus en plus à suspicion. On voit, en effet, qu’il a pour premier effet de couper court à la discussion et au débat pour, en général, justifier des réponses toutes faites (par qui ?) à des problèmes (souvent réels) qui pourraient en appeler des centaines. Le discours n’est pas, à cet égard, sans évoquer celui des grandes religions qui demandent de sacrifier la vie actuelle au profit d’une vie future dont personne ne sait rien. Ce qui revient, au passage, à confier son sort présent à des intermédiaires qui parlementent pour nous avec les forces qui gouvernent le monde et qui échappent au commun des mortels. Le principe est, en effet, le même : acceptez de souffrir. C’est finalement pour votre bien et celui de l’humanité.

   

Faut-il brûler les grandes écoles?

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Écrit par Jérémy Mercier

Dans ses vœux au monde de l’éducation et de l’enseignement supérieur, le 11 janvier dernier, depuis l'école d'ingénieurs Supélec, M. Nicolas Sarkozy a renouvelé l’attachement du gouvernement aux valeurs qui sont les siennes : le privilège sur le droit. 

En vantant les mérites d’un quota de 30 % de boursiers dans « chaque grande école » et « dans les études de droit ou de médecine, (…) secteurs où la reproduction sociale est tout aussi importante », le chef de l’Etat a oublié, en effet, que le système scolaire est soumis à des règles d’égalité, notamment par le mécanisme du recrutement par concours, et qu’il ne saurait y avoir de « grande école » possible sans la difficulté d’y être admis, fondée sur des règles communes à tous les candidats. Nul n’est obligé d’y participer, mais y participer demande d’en accepter les contraintes. Ainsi en va-t-il, par exemple, des procédures d’admission à l’Ecole Normale Supérieure (ENS) ou à l’Ecole Polytechnique (X). Le recrutement n’a aucun lien avec l’origine sociale des candidats, et ce que l’on nomme la « sélection », bien que parfois injuste, concerne platement l’aptitude à réussir le concours. Ne parle-t-on pas de « bête de travail » voire de « machine », comme l’écrivain Michel Tournier parlait de « moules à gaufres » pour les agrégatifs de philosophie dont il fut, en vain ?

   

Lettre genevoise (2)

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Écrit par Gabriel Gallice

La glaciale loupe islandaise

La population islandaise compte 320 000 habitants.

Largement externalisée, par choix et par nécessité, donc dépendante des aléas du monde, l’économie islandaise a subi de plein fouet la crise financière.

Aux conséquences ordinaires s’ajoute le fiasco de la banque en ligne Icesave.

Les gouvernements britanniques et néerlandais ont secouru leurs 300 000 ressortissants ayant perdu de l’argent dans le naufrage d’Icesave. Ils se retournent vers L’Etat islandais pour solliciter le remboursement de près de quatre milliards d’euros. Le parlement intègre (à 33 vois contre 30) cette dette dans le plan de redressement soumis au FMI, qui doit secourir l’Islande.

 

   

"La mort du juge d'instruction, pour quelle justice"

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Écrit par Jacques Cotta

Documentaire de Jacques Cotta le jeudi 4 février à 22h50 France 2

Dans quel contexte a lieu cette re-programmation ?

Lorsque le premier ministre François Fillon et la garde des sceaux Michèle Alliot-Marie se sont rendus au palais de justice de Paris pour la rentrée solennelle de la Cour de cassation, presque un an jour pour jour après l'annonce faite par le Président de la république de sa volonté de supprimer le juge d'instruction, ils ont été reçus par un comité d'accueil fait de magistrats, d'avocats, et d'autres professionnels de la justice, à l'appel des états généraux de la justice pénale et de plusieurs organisations syndicales.

   

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